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La Diaspora Centrafricaine, de plus en plus contestée a Bangui et dans l’arrière-pays

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La diaspora Centrafricaine fait l’objet de critiques acerbes depuis un certain temps à Bangui et dans l’arrière-pays. En tourbillons et en rafales, les critiques fusent de partout. Bon nombre de Centrafricains d’en bas et ceux d’en dessous lui reprochent son manque d’efficacité, son inaction, son inconsciente complicité avec les trublions de la République surtout lorsque l’on sait que toutes les manœuvres subversives de déstabilisation de la Centrafrique ont été toujours concoctées dans des pays où la diaspora Centrafricaine est fortement implantée. On lui reproche même son manque d’action concertée envers la Centrafrique. S’il faut dire les choses telles qu’elles se présentent, les Centrafricains font de plus en plus preuve d’une désaffection généralisée envers leurs compatriotes de la diaspora.
A en croire certains, la diaspora Centrafricaine est non seulement très exigeante mais elle n’apporte également rien dans le grenier du développement de la Centrafrique.

De nombreux Centrafricains s’accordent à dire que leurs compatriotes issus de la diaspora sont souvent très insatiables en matière de partage du pouvoir. Ces stéréotypes ont sans ambages déroulé le tapis de la bérézina électorale de la quasi-totalité des Centrafricains de la diaspora lors des récentes élections présidentielles et législatives.
Si les critiques sont parfois relativisées à Bangui, il n’en est pas pour autant dans l’arrière-pays. Tout se passe comme si le Centrafricain de la diaspora constitue le nœud du problème son pays. Il semblerait que la ministre des Affaires Sociales aurait récemment parlé de cette désaffection généralisation des Centrafricains envers leurs compatriotes issus de la diaspora lors de son passage en France.
Même si les propos de la ministre ont été diversement appréciés, il est grand temps que la diaspora Centrafricaine aborde l’avenir avec beaucoup plus de lucidité. Les multiples crises à répétition du pays ont au fil de temps creusé un écart visible entre la diaspora Centrafricaine et leurs compatriotes du pays.

A Bangui et dans l’arrière-pays, les gens vont jusqu’à dire que la diaspora Centrafricaine est improductive surtout lorsqu’ils font le parallèle avec d’autres diasporas africaines. Certes ! Le constat est amer. C’est pourquoi, la diaspora Centrafricaine devra tirer les leçons de ces critiques acerbes. Si elle était au moins bien organisée, elle impacterait à coup sûr dans tous les domaines qui ont attrait à la reconstruction nationale. Hélas ! La diaspora Centrafricaine n’est ni organisée ni structurée.

En plus, il n’y aucun projet à court, moyen et long terme de la diaspora Centrafricaine quand bien même elle dispose, parait-il, d’un Chargé de mission auprès du ministère en Charge des Affaires Etrangères. Pourtant, la diaspora Centrafricaine dispose quand même un capital humain très considérable. Elle regorge des compétences distinctives, des Chefs d’entreprise, des matières grises, des concepteurs, des réalisateurs, des hommes à poigne, des hommes et des femmes qui ont des tripes…Bref ! Elle dispose des compétences diversifiées. Il est juste question de fédérer toutes ces synergies pour qu’elles soient profitables au pays. Au Congo Brazza, le gouvernement a pu créer une synergie entre les Congolais de la diaspora.

Ce faisant, tous les Juristes Congolais de la diaspora se sont regroupés en association et interviennent comme expert dans leur pays sur demande ponctuelle du système en place. Il en va de même pour les autres compétences. Bien entendu, ils sont rémunérés au même titre que les expatriés.

Au Mali, au Sénégal et dans bien d’autres pays de l’Afrique de l’ouest, leur diaspora investit au pays plus de 100 milliards chaque année. Les Centrafricains de la diaspora pourraient en faire autant à condition que le gouvernement impulse une dynamique sur la mutualisation des énergies de ses concitoyens.

Il serait souhaitable que l’apport de la diaspora dans la reconstruction nationale de la Centrafrique fasse l’objet d’une attention toute particulière du Chef de l’état Faustin Archange Touadéra. Il devra manifester une volonté politique visible à l’égard de sa diaspora. Au lieu de la contenter avec un chargé de mission qui n’a aucun moyen de sa politique, il est préférable qu’il nomme un Ministre Conseiller à la présidence Chargé des relations avec la diaspora. Le rapprochement de la diaspora à la présidence lui permettra de créer une interaction entre lui et la diaspora.

Parce qu’une diaspora forte, organisée et bien structurée est un atout non négligeable pour le pays. En tout cas, si la diaspora est bien fédérée, le pays en profitera jusqu’à la lie. Tels sont les mots contre les maux de notre société.

abangui

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